Ocean Nox

Dans les excès, le bruit, la fureur, les halls d’immeubles et les cages d’escalier. Lucide, il fait très vite le deuil de son rêve américain : Ocean Nox va alors s’inventer une communauté, et un geste nouveau : le graffiti. « Que faire lorsque l’on se heurte, chaque jour, à un mur ? S’y frapper la tête, s’y exploser les poings, le démolir, le dynamiter ? J’ai choisi de faire mien, de m’approprier les murs de la ville,puis maintenant les toiles. »
Il est alors mû par une énergie adolescente incandescente. Or techniquement, le garçon est autodidacte en tous points : « je n’ai pas reçu d’éducation artistique. À l’époque, lorsque je taguais les morceaux de bois, des murs ici et là, juste pour essayer , je ne pouvais imaginer qu’un jour je puisse m’exprimer avec la même intensité sur la toile.

À visiter des expositions, à nourrir et aiguiser une certaine vision de la société dans laquelle j’évoluais et du monde qui m’entourait.

C’est là que j’ai commencé à valoriser mon action créative, à prendre mon travail au sérieux.

À ne pas l’envisager uniquement comme du vandalisme mais à l’élever au rang de geste artistique complet. »