JEREMY BERNARD
artiste photographe Jeremy Bernard traverse son époque comme d’autres gagnent les guerres et les cœurs : avec frénésie mais générosité. C’est la moustache nement taillée et la chemise bien amidonnée qu’il se met à distribuer, en 2009, des gi es photographiques à ses contemporains dont la mollesse intellectuelle n’a d’égal que le manque de classe. Il vit alors dans une province canadienne réputée pour sa franche hostilité envers les photographes français et pour sa sauvage grossièreté : la Colombie-Britannique.
Rapidement dégouté, il décide de retourner tenter sa chance « au pays », la Savoie. Mais celui que l’on se plait à nommer dans l’ombre « l’Américain » aura bien du mal à faire reconnaître la valeur, pourtant brillante, de ses portraits animaliers. Passionné de marmottes et de jeunes chiens, ses clichés fascinants se plaisent à sublimer la grâce du règne animal en le travestissant et en l’emmenant sur des terrains inattendus. Tout le monde se souvient effectivement avec une vive émotion de ce chimpanzé fumant une Malboro, dans un gymnase vêtu en tennisman. Et quid de ces bichons s’ébattant facétieusement dans la crème pâtissière bon marché ? Bouleversant. Mais également dérangeant…

JEREMY BERNARD artiste photographe sur MooVGALLERY

Et il paiera le prix fort de son génie…
En 2012, toute sa famille est massacrée à coups de caquelon par un artisan raclettier rendu fou par une vision mettant en scène des chatons au carnaval de Venise. Ivre de la douleur que seul ressentent les rois et les dieux, il raccroche. Il décide alors de se consacrer à la charité chrétienne et nira ses jours à tirer des skieurs de la dépression en faisant semblant de les photographiers.

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