BERNARD FRIGIERE

Artiste peintre sculpteur de l’ile de Ré

C’est en 1955 que Bernard Frigiere a pris ses premières vacances sur l’île de ré. A l’époque, l’île était certainement un paradis terrestre et marin. Bien sûr, je ne me souviens de rien : j’avais un an. Les années ont passé, et je suis revenu avec mes parents et mon frère. Je souffrais d’une maladie respiratoire et notre médecin avait conseillé de m’envoyer sur l’ile de Ré où l’air marin soignerait mon asthme. J’y passais donc six mois par an. Chaque jour, je me promenais sur la plage, je m’asseyais sur les dunes et regardais la mer. J’imaginais les sources de vie cachées dans les profondeurs. A marée basse, chaque flaque représentait comme une petite mer enfermant les crustacés. Les enfants restaient des heures sur la plage, seaux et épuisettes en main, parfaits petits pêcheurs. Je regardais les oiseaux vivre au rythme des marées. Ils accompagnaient les pêcheurs dans leur travail de forçat. J’avais sept ans. J’ai commencé à dessiner ce milieu marin, la mer, parfois tranquille, silencieuse et tendre, parfois violente, brutale, blanche, comme agitée par une tempête…Sculpteur Animalier « Il pourrait être né sur l’eau, avoir grandi dans les vagues, joué avec les dauphins, avoir cueilli des bouquets de plancton, cultivé les perles des huîtres. Un soir de tempête, ses amis de la mer l’auraient déposé sur le sable des hommes en lui disant : « Maintenant, tu nous racontes à la terre ». Et depuis, Bernard Frigière trempe ses pinceaux, ses burins et ses gouges dans la palette des océans, bronzes ou toiles, nageant dans l’eau douce de ses rêves. Ainsi émergent des hippocampes translucides, des coquillages, des crabes vengeurs, des aigles marins, des hirondelles océanes – un monde inconnu jaillissant du périscope de l’artiste, se plantant au milieu de nos ignorances humaines pour nous dire : « Regardez-nous. Nous aussi, nous existons